synthèse la bataille d'hernani

02 Déc 2020, par dans Uncategorized

Il ne craignait pas de pratiquer « l'enjambement qui l'allonge », qu'il préférait à « l'inversion qui l'embrouille »[26]. C'est ainsi, par exemple, que la réplique où dona Sol s'exclame : « Venir ravir de force une femme la nuit ! Le thème est le sujet de l’argumentation. Elle reste connue sous le nom de « bataille d'Hernani » , du nom d'une pièce de Victor Hugo que l'on jouait ce soir-là pour la première fois à la Comédie-Française ! Nous avons eu l’honneur d’être enrôlé dans ces jeunes bandes qui combattaient pour l’idéal, la poésie et la liberté de l’art, avec un enthousiasme, une bravoure et un dévouement qu’on ne connaît plus aujourd’hui »[133]. Conscients de la situation, les principaux fournisseurs du Théâtre-Français en pièces nouvelles, les auteurs de tragédies néo-classiques adressèrent-ils en janvier 1829 une pétition à Charles X afin qu'il interdît la représentation en ce lieu du drame romantique. En mai 1829, la tragédie « semi-romantique » en vers de Casimir Delavigne, Marino Faliero (inspirée de Byron), obtint un succès triomphal, alors que sur plusieurs aspects elle n'était pas moins novatrice qu’Hernani[39]. La censure royale avait refusé les deux premiers titres proposés : À l'exception d'une seule, donnée devant un parterre de lycéens (cf. Qui devint : « Oui, de ta suite, ô roi ! La longue tirade de Don Gomez dans la galerie des portraits de ses ancêtres (Acte III, scène VI), qu'on attendait de pied ferme, avait été raccourcie de moitié, si bien que, pris de court, les adversaires de Hugo n'eurent pas le temps de passer des murmures aux sifflets. La subvention fonctionnait alors comme un auxiliaire de la censure : « la subvention, c'est la sujétion », écrirait Victor Hugo en 1872[47]. Hernani. Dès lors, l'histoire véritable des représentations de la pièce de Victor Hugo passa au second plan, remplacée par sa reconstitution hagiographico-épique : lorsqu'elle imprima pour son tricentenaire une plaquette commémorant ses grandes créations théâtrales, la Comédie-Française fit figurer à la date du 25 février 1830, non pas « Hernani - création », ainsi qu'elle l'avait fait pour d'autres pièces, mais « bataille d’Hernani »[135]. Victor Hugo, qui manifestait pour la matérialité de la représentation de son œuvre un intérêt beaucoup plus grand que ses confrères dramaturges, s'impliquait dans la préparation scénique de ses pièces, en choisissait lui-même (lorsqu'il en avait la possibilité) la distribution et dirigeait les répétitions. Hugo écrivit une lettre de protestation contre ce manquement si manifeste au devoir de réserve, sans beaucoup de résultat[76]. Célèbre querelle entre classiques et romantiques, qui eut lieu au Théâtre-Français à l'occasion de la première du drame éponyme de V. Hugo (1830). Authentifiez-vous Conséquence de ce désaveu du public pour une esthétique dramatique qui n'était plus en phase avec les goûts de l'époque, la situation financière du Théâtre-Français était calamiteuse : quand une représentation coûtait en moyenne 1 400 francs, il n'était pas rare que les recettes ne dépassassent pas 150 ou 200 francs[52], à partager en 24 parts, dont 22 destinées aux comédiens[53]. ma synthèse doit dire pourquoi le théatre nest illusion, mais que les sentiments (amour, etc...)sont vrai Merci davance!! LA BATAILLE D’HERNANI TEMOIGNAGES Théophile Gautier, Victor Hugo, 1902 (posthume) Texte 1 Avant la représentation… l’attente Néanmoins, malgré toutes ces batailles gagnées au cours des dernières années précédant 1830, il revenait à Victor Hugo d'en mener une nouvelle, pour donner droit de cité à sa propre esthétique, qui mettrait sur la scène du Théâtre-Français, non plus une œuvre en prose, comme l'avait fait Dumas, mais un drame en vers qui revendiquerait pour lui-même l'héritage de tous les prestiges de la tragédie, qu'il s'agisse du grand style, ou de la capacité qu'avaient les grands dramaturges classiques de poser les problèmes du pouvoir[42]. Il en va de même pour l’unité de lieu : l’action évolue en Espagne, à Saragosse, puis s’envole de quelques centaines de kilomètres pour emporter le spectateur dans les montagnes. Hugo demanda, et obtint, un entretien avec le vicomte de Martignac, ministre de l'Intérieur de Charles X, qui était personnellement intervenu pour faire interdire la pièce[57]. Image: Apollo Belvedere (Sculpture Ancienne), Musée du Vatican, Rome /Apollon est le dieu grec des arts, du chant, de la musique, de la beauté masculine, de la poésie et de la lumière.Il est conducteur des neuf muses. Mais, et ce serait l'un des problèmes majeurs auquel seraient confrontés les dramaturges romantiques, quand bien même ils parviendraient à faire accepter leurs pièces par le Théâtre-Français : il leur serait pratiquement impossible d'y faire admettre dans le même temps leurs acteurs, ceux qui étaient les mieux à même de défendre ces pièces[49]. Mais c'était sans compter sur la commission de censure, présidée par Charles Brifaut, qui décida d'interdire les représentations de la pièce. Hernani. Le drame de Victor Hugo, Hernani, est créé à la … Le plus prestigieux des lieux de représentation officiels, le Théâtre-Français, comptait 1 552 places (qui valaient entre 1,80 et 6,60 francs[46]) et avait pour vocation de promouvoir et de défendre le grand répertoire dramatique : Racine, Corneille, Molière, Marivaux parfois, Voltaire et ses continuateurs néo-classiques : il était explicitement subventionné pour cette mission. Or, la claque était composée de proches des dramaturges classiques, leurs clients habituels, et était donc peu susceptible de soutenir avec tout l'enthousiasme souhaité la pièce de leur ennemi[83]. Le public, majoritairement composé de jeunes gens qui ne connaissaient les chahuts de 1830 que par ouï-dire, applaudit bruyamment aux répliques qui avaient été sifflées (ou étaient supposées l'avoir été) en 1830, et manifesta sa réprobation lorsqu'il n'entendait pas les vers attendus[132] (le texte joué reprenait pour l'essentiel celui de 1830, avec les modifications opérées par Hugo après les premières représentations[134]). La bataille d'Hernani est le nom donné à la polémique et aux chahuts qui entourèrent en 1830 les représentations de la pièce Hernani, drame romantique de Victor Hugo. La lutte contre les dogmes esthétiques du classicisme, avec ses règles strictes et sa hiérarchisation rigide des genres théâtraux, débuta dès le XVIIe siècle, lorsque Corneille s'en prenait dans ses préfaces aux contraignantes codifications établies par les doctes se réclamant d'Aristote, ou encore avec la « grande comédie » qu'avait inventée Molière avec ses pièces en cinq actes et en vers (c'est-à-dire dans la forme usuelle de la tragédie) qui à la dimension comique ajoutait la critique de mœurs (Tartuffe, Le Misanthrope, L'École des femmes[1]…). À l'occasion du bicentenaire de 2002, le téléfilm de Jean-Daniel Verhaeghe et la reconstitution de la bataille à la Comédie-Française par des lycéens témoignent de son importance dans l'histoire du romantisme français. Le dessein de Dumas dans ses Mémoires était en fait de lier la réception des deux pièces, de faire accréditer l'idée qu'il y avait eu une « bataille de Christine » contemporaine et solidaire de la bataille d'Hernani, réduisant presque cette dernière « à une querelle entre l’auteur et les acteurs »[132]. La bataille d'Hernani est le nom donné à la polémique et aux chahuts qui entourèrent en 1830 les représentations de la pièce Hernani, drame romantique de Victor Hugo. Après François Coppée et son poème intitulé « La bataille d’Hernani » (1882) qui « radicalis[ait] les éléments constitutifs de la bataille »[132], Edmond Rostand apporta sa pierre à l'édification de la légende d’Hernani, avec son poème « Un soir à Hernani : 26 février 1902 », inspiré par les récits de Gautier et de Dumas[132]. Or, Firmin, rompu aux habitudes de la diction des vers classiques, marquait la pause à l'hémistiche. Assistant à la Première, Danton aurait eu ce mot révélateur : « si Figaro a tué la noblesse, Charles IX tuera la royauté »[33]. Les grands chahuts autour des représentations théâtrales, dont la plus célèbre incarnation serait constituée par Hernani, débutèrent en 1789, avec Charles IX ou la Saint-Barthélémy de Marie-Joseph Chénier. Pierre Frantz, « Théâtre et fêtes de la Révolution », in Jacqueline de jomaron (dir.). Ce nouveau gouvernement, représentatif des courants les plus ultras de la monarchie, provoqua des remous jusque chez les royalistes : Chateaubriand en fut stupéfait et, en guise de protestation, démissionna de sa charge d'ambassadeur à Rome. Lancer la recherche ... SYNTHÈSE. Si la pièce fut un succès commercial (pas moins de 1 000 Francs de recette par représentation[117]), si elle consacra Victor Hugo comme chef de file du mouvement romantique en même temps qu'elle en faisait la victime la plus célèbre du régime de plus en plus impopulaire de Charles X[118], ce succès de scandale marqua également le début d'un certain dédain des doctes pour le drame romantique en général, et pour le théâtre de Hugo en particulier[119]. Les éléments essentiels de ce « mythe d'un Grand Soir culturel »[128] furent fixés dès le XIXe siècle par des témoins directs des évènements : Alexandre Dumas, Adèle Hugo et surtout Théophile Gautier, hernaniste acharné. Les troupes romantiques passaient de un contre trois à un contre seize[99]. Aussi la survie du Théâtre-Français dépendait-elle directement des subventions publiques qu'il recevait ; sauf s'il jouait des pièces romantiques qui, elles, faisaient recette[54]. Ce qui dans le fond gênait Carrel, c'était le brouillage des genres opéré par l'esthétique hugolienne : lui-même considérait avec les « classiques » qu'il y avait un grand genre théâtral destiné à l'élite, la tragédie, et, pour éduquer le peuple, un genre mineur et esthétiquement moins exigeant, le mélodrame. 12 Par Seymour Travers, Ph. Le bataille pour Farrebique est une nouvelle bataille d’Hernani, mais ici ce sont les classiques qui veulent renouer la tradition cinématographique perdue sous les accumulations d’un romantisme de quincaillerie à imagerie verbeuse ou les mondiales perfections techniques newyorkmiamiades. À la fin de la pièce, les ovations succédèrent aux ovations, les acteurs furent acclamés, le dramaturge porté en triomphe jusque chez lui. La bataille d’Hernani se déroule en février, le mois du Carnaval — que J.C. Fizaine considère comme « une répétition générale de la Révolution 6 » — et les escarmouches auxquelles se livrent bataillons romantiques et arrière-garde classique sont les prémisses des émeutes de Juillet. L'incipit de cette histoire y est rédigé comme suit : « De ceux qui, répondant au cor d’Hernani, s’engagèrent à sa suite dans l’âpre montagne du Romantisme et en défendirent si vaillamment les défilés contre les attaques des classiques, il ne survit qu’un petit nombre de vétérans disparaissant chaque jour comme les médaillés de Sainte-Hélène. Les trois unités théâtrales : l’unité de temps, de lieu et d’action ne suivent plus les codes stricts établis par les auteurs classiques. Il y eut néanmoins quelques esclandres, liés principalement à l'emploi d'un vocabulaire trivial jugé incompatible avec l'utilisation de la versification (le mot « mouchoir », notamment, sur lequel se focalisèrent les critiques[41]). D, par exemple, dans son Catalogue of nineteenth century french theatrical parodies. La "bataille d'Hernani" est devenue un modèle de littérature-événement. Ce qui donnait : « Oui, de ta suite, ô roi ! Hugo entreprit alors d'écrire un nouveau drame, situé cette fois en Espagne, mais qui, malgré (ou grâce à[62]) ce déplacement géographique stratégique, serait politiquement encore plus dangereuse que Marion de Lorme[63]. Code embed copié dans le presse-papier À retrouver dans l'émission. La synthèse . Hugo, depuis le trou des acteurs percé dans le rideau de la scène, observait ses troupes sans se montrer[98]. Ma nièce, vous serez ma femme dans une heure ». — Minuit bientôt » entre le roi et don Ricardo (Acte II, scène 1) le consternait[105]. Aussi « l'emphase de l'alexandrin convient à des protestants, à des Anglais, même un peu aux Romains, mais non, certes, aux compagnons d'Henri IV et de François Ier »[10]. Pour le domaine "Lire-écrire-publier", vous étudierez l'œuvre de Victor Hugo, "Hernani", daté de 1830. », in. Il cria à ces hommes assez âgés pour se souvenir de la Terreur : « À la guillotine, les genoux ! Mais ce vers qui « communique son relief à des choses qui, sans lui, passeraient pour insignifiantes et vulgaires »[25] n'était pas le vers classique : il revendiquait pour lui-même toutes les ressources et toutes les souplesses de la prose, « pouvant parcourir toute la gamme poétique, allant de haut en bas, des idées les plus élevées aux plus vulgaires, des plus bouffonnes aux plus graves, des plus extérieures aux plus abstraites ». Théophile Gautier, Histoire du romantisme, Cœuvres-et-Valsery, Ressouvenances, 2007, extraits consacrés à l'évocation de la bataille d'Hernani, « Hugo et l'alexandrin de théâtre aux années 30 : une question secondaire », Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie, Le cadre administratif des théâtres autour de 1830, « La question du grand homme dans l'œuvre de Victor Hugo », consultable sur le site du C.R.D.P. Les comédiens étaient fatigués des sifflets, des cris, des rires, des interruptions incessantes (on a pu calculer qu'ils étaient interrompus tous les douze vers, soit près de 150 fois par représentation[107]), et interprétaient leurs rôles avec de moins en moins de conviction. La postérité a retenu celui du sculpteur Auguste Préault, lancé le 3 mars à l'adresse de la calvitie des vieillards qui se trouvaient devant lui. Théophile Gautier,Un des défenseurs de Victor Hugo, le jour de la première d'Hernani, décrit l’histoire de cette représentation historique. mélodramatique d’ Hernani, il faut donc repérer la présence de ces codes au sein de la dramaturgie. Le « j'en passe et des meilleurs » par lequel il y était mis un terme devint proverbial[99]. Du côté du Théâtre-Français, après l'interruption causée par la Révolution de Juillet, les comédiens se montrèrent peu pressés de reprendre les représentations d'Hernani. Elle s'est inscrite dans le temps grâce à ces récits épiques qui ont continué à la faire vivre à travers les époques. bataille d'Hernani Albert Besnard, la Première d'Hernani. Un décret de 1791 sur les spectacles autorisait tout citoyen qui le souhaitait « à élever un théâtre public et à y faire représenter des pièces de tous les genres »[43]. La bataille d'Hernani ou la guerre des romantiques contre les classiques. Le Théâtre-Français était depuis 1812 soumis à un régime particulier : il n'avait pas de directeur et était dirigé par une communauté de sociétaires, elle-même dirigée par un commissaire royal : en 1830, celui-ci était un homme qui, autant que faire se pouvait, soutenait la nouvelle esthétique romantique : le baron Isidore Taylor. Des milliers de livres avec la livraison chez vous en 1 jour ou en magasin avec -5% de réduction . Introduction Ce manifeste du drame romantique fut diversement reçu, suivant l'âge de ses lecteurs : « il irritait ses aînés, ses contemporains l'aimaient, ses cadets l'adoraient », explique le biographe de Hugo Jean-Marc Hovasse[27]. Created with Sketch. Taille du document . Mais bientôt le rideau se leva. La partition d’orchestre établie pour la création d’ Hernani. La Bataille d'Hernani, combat purement esthétique mais féroce, a pour cadre la première représentation, le 25 février 1830 de Hernani, à la Comédie-Française de Paris. Après la Révolution française, c'est encore du côté de l'Allemagne que vint la critique, avec l'ouvrage, justement intitulé De l'Allemagne (1810), de Madame de Staël. C'était l'âge de Bonaparte et de Victor Hugo à cette date »[88]. Héritière d'une longue série de conflits autour de l'esthétique théâtrale, la bataille d'Hernani, aux motivations politiques au moins autant qu'esthétiques, est restée célèbre pour avoir été le terrain d'affrontement entre les « classiques », partisans d'une hiérarchisation stricte des genres théâtraux, et la nouvelle génération des « romantiques » aspirant à une révolution de l'art dramatique et regroupée autour de Victor Hugo. DC3 Overview and Cyber Threat Intelligence and APT 101 Intro - Duration: 53:46. La fameuse bataille d’Hernani préfigure la révolution de 1830, et Hugo le sent bien lorsqu’il place, dans sa préface, la pièce sous le signe du « libéralisme ». DON RUY GOMEZ : À doña Sol. Vous n’êtes actuellement pas connecté(e) en institution. Œuvre, sources, représentations et … La bataille d'Hernani est le nom donné à la polémique et aux chahuts qui entourèrent en 1830 les représentations de la pièce Hernani, drame romantique de Victor Hugo. [12]». La dernière modification de cette page a été faite le 23 novembre 2020 à 22:02. IV 3 2 3 Les causes relatives et profondes de la Bataille d'Hernani - Duration: 9:26. Evelyn Blewer, Cette représentation est racontée en détail par Anne Ubersfeld dans. Si les adversaires d'Hernani connaissaient le « lion superbe et généreux », c'est parce qu'il y avait eu des fuites dans la presse, qui en avait publié une partie : c'était Brifaut lui-même qui, ayant conservé une copie du texte soumis à la commission de censure, l'avait divulgué. d’Hernani entre les anciens et les nouveaux biologistes ? Les règles de la bienséance, établies afin de ne pas choquer le public, sont également bousculées. Ainsi, le principe de catharsis lui-même – la purge des émotions immorales par la pitié et la compassion qu’inspirent les acteurs – n’est plus respecté, puisque les fins tragiques d’Hernani, de Doña Sol et de Don Ruiz laissent le spectateur dans l’expectative : qu’aurait-il fallu faire pour que la pièce se termine bien ? n’a pas été conservée. Trois ans plus tard, en janvier 1793, la représentation de L'Ami des lois de Jean-Louis Laya provoqua des remous encore plus graves : ce furent les canons de la Commune qui en interdirent les représentations[34]. Toutefois, lors de l'affaire de la censure de Marion de Lorme, la presse avait pris fait et cause pour Hugo : interdire coup sur coup deux pièces du dramaturge pouvait se révéler politiquement contre-productif. « Folio Théâtre ». Théophile Gautier, Histoire du romantisme, chapitre I, cité par Florence Naugrette. de ta suite j'en suis ! Anne Ubersfeld, « Le moi et l'histoire », in J. de Romeron. L'association Lutte Pour la Justice (LPJ) a été créée en 1999 pour soutenir Odell Barnes Jr., jeune afro-américain condamné à mort en 1991 à Huntsville (Texas) pour un crime qu'il n'avait pas commis et exécuté le 1er mars 2000 à l'aube de ses 32 ans. À chacun de ses membres fut distribué un billet d'invitation nominatif (le baron Taylor craignait que certains d'entre eux ne fussent revendus[92]) de couleur rouge sur lequel était écrit le mot Hierro (« le fer », en espagnol), qui devait constituer leur signe de ralliement, comme il constituait le cri de guerre des Almogavares dans Les Orientales[93]. Accéder au site de la Bibliothèque nationale de France. Tonalité qui apparaîtrait surtout dans le texte non-expurgé de la femme du dramaturge, puisque le récit qui fut publié en 1863 sous le titre de Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie, après relecture par le clan Hugo, en fut débarrassé, au profit d'une veine romanesque qui le situait plutôt dans la lignée de Dumas[132]. », est-il écrit en épigraphe du poème « Le Cri de guerre du mufti » (cf. I- Texte: Théophile Gautier témoin de la bataille d’Hernani Théophile Gautier, Victor Hugo, "on casse les vers et on les jette par la fenêtre" texte publié en 1902. Le théâtre est également soumis à des changements puisque Victor Hugo, dans la Préface de Cromwell (1827), donne les principes du drame romantique. Les grandes batailles du romantisme se livrent d'abord aux théâtres. La dimension générationnelle se superposait d'ailleurs à cette dimension politique : de jeunes révolutionnaires s'opposaient à un gouvernement gérontocratique composé d'anciens émigrés revenus d'exil « sans avoir rien appris ni rien oublié » comme le disait un mot de l'époque[86], qui voulait la perte d'une pièce dans laquelle c'était justement un vieillard qui condamnait à mort de jeunes époux[87]. Albert Besnard, la Première d'Hernani. Cinq jours plus tard, le Théâtre-Français acceptait la pièce à l'unanimité[65]. 5. Anne Ubersfeld. En ce 25 février 1830, romantiques et classiques s’affrontent au Théâtre Français dans ce que l’on nommera « la bataille d’Hernani » et les clameurs d’encouragement comme de désapprobation s’élèveront encore plusieurs représentations après. Mais il fallait encore que la commission de censure rendit un avis favorable, ce qui était d'autant moins certain que le gouvernement modéré de Martignac avait été remplacé par celui du prince de Polignac. Et si vous ne vous souvenez pas de ce que la (le) prof avait dit de la bataille d'Hernani et de Théophile Gautier, de ce que pensait Victor Hugo de l'unité de temps et de l'unité d'action, si même vous avez oublié ce que c'est, ce n'est pas grave, si finalement vous aimez l'Hernani de ce brave père Hugo. Quant à Beaumarchais, il expliqua dans son Essai sur le genre dramatique sérieux (1767) que le drame bourgeois offrait au public contemporain une moralité à la fois plus directe et plus profonde que l'ancienne tragédie[4]. 38 Manuscrit d’Hernani, Bnf, Nafr. Dumas évoqua la bataille d’Hernani dans ses Mémoires (1852), où l'on trouve notamment la fameuse anecdote du « lion superbe et généreux » que se refusait à prononcer Mademoiselle Mars[129]. infra. En 1830, la première d'Hernani de Victor Hugo, à la Comédie Française, donne lieu à la fameuse « bataille d'Hernani » qui oppose, dans une atmosphère de scandale, les partisans du classicisme à ceux du romantisme menés par Théophile Gautier. ... La lucidité d'Hernani est de savoir qu'il ne contrôle pas son destin, son aveu d'impuissance et de passivité, il se plie à la … la Comédie-Française une sensibilité moderne flirtant avec le goût populaire des scènes secondaires » (p. 11). La bataille d’Hernani se déroule en février, le mois du Carnaval — que J.C. Fizaine considère comme « une répétition générale de la Révolution 6 » — et les escarmouches auxquelles se livrent bataillons romantiques et arrière-garde classique sont les prémisses des émeutes de Juillet. de l'académie de Lille, « Hugo et l'alexandrin de théâtre aux années 30 : une "question secondaire" », Extrait reproduit sur le site du C.R.D.P. Des années plus tard, Gautier écrirait : « 25 février 1830 ! Elle s'est inscrite dans le temps grâce à ces récits épiques qui ont continué à la faire vivre à travers les époques. On pourrait ici la reformuler de la manière suivante : Les femmes doivent avoir la même place que les hommes dans la société. — j'en suis », murmure un Hernani menaçant. La "bataille d’Hernani" : la construction d’une légende. 9:26. À l'extérieur du théâtre, on parlait aussi d'Hernani, devenu un objet de risée : « absurde comme Hernani », « monstrueux comme Hernani » étaient devenus des comparaisons courantes dans la presse réactionnaire[108]. Elle a laissé des vainqueurs et des vaincus. Il ne s'agirait plus de décrire la fin du règne de Louis XIII, mais l'avènement de Charles Quint comme empereur : davantage encore que Cromwell, Don Carlos évoquerait Napoléon[63]. Il fut question de l'interdire, ce qui provoqua de virulents échanges entre les partisans et les détracteurs de la pièce. Penn State World Campus Tech Club Recommended for you La métaphore militaire et le parallèle avec Bonaparte se poursuivaient dans la suite du récit, qui faisait également la part belle au pittoresque (un chapitre entier du livre est consacré au « gilet rouge »), et qui surtout condensait en une seule soirée mémorable des évènements empruntés à des représentations différentes, dans une évocation largement idéalisée des évènements qui contribuerait durablement à fixer à la date du 25 février 1830 l'acte fondateur du romantisme en France[132]. »[107]. Un spectateur trouva la mort, trois cents étudiants furent arrêtés et incorporés de force dans l'armée[36]. Ce qui en revanche faisait l'originalité de l'essai, c'était le caractère central qu'y occupait l'esthétique du grotesque[19] : son alliance avec le sublime en faisait le trait distinctif du « génie moderne, si complexe, si varié dans ses formes, si inépuisable dans ses créations »[20], et, puisque cette alliance n'était pas permise par la séparation stricte des genres théâtraux dans la hiérarchie classique, qui réservait le sublime à la tragédie et le grotesque à la comédie, cette hiérarchie, inapte à produire des œuvres conformes au génie de l'époque, devait laisser la place au drame, capable d'évoquer dans une même pièce le sublime d'un Ariel et le grotesque d'un Caliban[21]. La bataille d’Hernani. D … La versification hugolienne donna tout de même au public l'occasion d'un énorme fou rire, à la scène 4 de l'Acte I : « Oui, de ta suite, ô roi ! Du sein de cette nouvelle génération qui composa « l'armée romantique » lors des représentations d'Hernani, émergeraient les noms de Théophile Gautier, Gérard de Nerval, Hector Berlioz, Petrus Borel, etc[85]. Et, pour que le public vît bien « jusqu'à quel point d'égarement » s'était aventuré Hugo, on lui montra des vers tronqués. Hugo pouvait donc y tenter sa chance. La dernière ayant eu lieu le 20 novembre 1830 (cf. Cours 7. Ouvrir la recherche. Tous les jours, la comédienne revenait à la charge et, tous les jours, imperturbable, l'auteur défendait son vers et refusait le changement, jusqu'au jour de la première représentation, où Mademoiselle Mars prononça, contre l'avis de Hugo, « Monseigneur » en lieu et place de « mon lion ». • Rédaction d’une synthèse et problématisation On demandera alors aux élèves de résumer les causes de la « bataille d’Hernani ». Drame en cinq actes et en vers représenté pour la première fois à la Comédie-Française le 25 février 1830 et publiée la même année. Lorsque les autres spectateurs pénétrèrent à leur tour dans les loges, ils ne furent pas peu surpris du spectacle qu'offrait la troupe des romantiques étalée en contrebas. Ces hommes aux origines si diverses, sont tous les trois séduits par la même femme. Parmi ces derniers, le principal lieu de diffusion de l'esthétique romantique était le théâtre de la Porte-Saint-Martin, où seraient joués la plupart des drames de Dumas ainsi que plusieurs pièces de Hugo, au milieu de vaudevilles et de mélodrames[45]. La légende veut que le soir-même de cette représentation, et alors que celle-ci n'était pas encore achevée, Victor Hugo ait vendu les droits de publication de la pièce à l'éditeur Mame pour 6 000 Francs, et que le contrat en aurait été signé sur une table de café[101]. Marion Duvauchel-Alternativephilolettres SUJET D’INVENTION: Vous écrivez une lettre au Président de l’académie régionale pour qu’il rajeunisse le parterre d’académiciens.Et vous vous appuyez sur la page d’histoire d’Hernani. Par ailleurs, les adversaires esthétiques de Hugo, les dramaturges néo-classiques, étaient eux aussi libéraux[80] et ils se livraient à un travail de sape auprès des comédiens, qu'ils entreprenaient de démotiver[81]. à ce sujet J.-M. Hovasse, Légende apocryphe, explique Jean-Marc Hovasse (. Le public se partageait donc entre les partisans de Victor Hugo, ses adversaires, et les curieux venus assister à cette première qui partout était annoncée comme étant la dernière d'une pièce dont on avait tant parlé. Mais si le sujet de ces pièces était suffisamment audacieux pour provoquer des conflits parfois violents, leur forme restait académique ; avec Christophe Colomb, représenté en 1809 au théâtre de l'Odéon (alors appelé théâtre de l'Impératrice), le dramaturge Népomucène Lemercier entreprit en revanche de s'affranchir des unités de temps et de lieu, de mêler les registres (comique et pathétique), enfin de se permettre des libertés avec les règles de la versification classique : à la première de la pièce, les spectateurs, médusés, ne réagirent pas. En réalité, c'est le 2 mars que Hugo, après quelques hésitations quant au choix de l'éditeur, permit à Mame d'éditer Hernani (dont le texte était sensiblement différent de celui que nous connaissons aujourd'hui[102]). 39 Il semble d’ailleurs que Hugo n’avait pas prévu à l’origine ce couplage sous le signe de Don Juan de don Carlos et d’Hernani, puisque la révélation de la véritable identité de celui-ci ne se Le vers lui semblait au contraire la langue idéale pour un drame envisagé non pas tant comme un miroir de la nature que comme un « miroir de concentration » qui amplifie l'effet des objets qu'il reflète, faisant « d'une lueur une lumière, d'une lumière une flamme »[24]. I- Texte: Théophile Gautier témoin de la bataille d’Hernani Théophile Gautier, Victor Hugo, "on casse les vers et on les jette par la fenêtre" texte publié en 1902. La bataille d'Hernani poésie dite par Mlle. La bataille d'"Hernani" d'Hugo . Au siècle suivant, Marivaux contribua à accentuer cette forte subversion des genres en greffant une dimension sentimentale à la structure farcesque de ses pièces[2]. Pour le théoricien allemand, qui avait traduit et adapté la pièce de Diderot Le père de famille[4], la dramaturgie française, avec sa fameuse règle des trois unités, bien qu'elle prétendît s'inspirer du code antique, ne parvenait qu'à rendre artificielles et inadaptées à la réalité contemporaine des règles qui découlaient naturellement de la pratique théâtrale de leur époque, et notamment de la présence du chœur qui, figurant le peuple, « ne pouvait ni s'éloigner de ses habitations, ni s'en absenter qu'autant qu'on le peut faire d'ordinaire par simple curiosité »[6].

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